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Une vue plongeante avec un peu de hauteur sur l'auteur

Jamais au grand jamais

Oeuvre : begeha.wordpress.com

Jamais au grand jamais, sans que je ne déprime,

Rédiger un écrit, en cherchant la bonne rime,

En gardant le bon rythme, aurait pu, pourquoi faire,

Traverser mon esprit ; j’étais à mes affaires.

 

Une surprise arriva, un beau jour, par courrier,

De mon fils, mon aîné, depuis peu jeune marié :

Un poème, pour me dire son estime, gentiment,

Simplement, poliment, sans trop de compliments.

 

J’en étais très ému, ne sachant plus que dire,

J’ai voulu lui écrire, et ainsi rebondir ;

J’ai pris ma plus belle plume et je me suis astreint,

À noter sur une feuille, un merci en quatrains.

 

Il se trouve que je n’ai pas un fils mais bien trois,

J’ai donc fait, refusant de paraître maladroit,

À chacun, la même chose, pour une fête, en présent ;

Je me suis appliqué pour que tout soit plaisant.

 

Cela prit bien du temps, mais quelle joie au final,

Mon effet fut total et sortait du banal,

Ils en furent étonnés, moi je fus très flatté,

Convaincu que l’idée était à exploiter.

 

Je me suis pris au jeu, d’abord pour me distraire,

Me créant un loisir, sous une forme littéraire,

Comme on peut faire un sport physique ou cérébral,

Qui devient soudainement un besoin viscéral.

 

Une passion était née, qui me donne l’impression,

D’inventer, grâce aux mots, d’agréables créations,

Comme l’artiste qui compose une musique pour l’ambiance

Ou celui qui fait une mosaïque en faïence.

De Mozart à Bechet

J’aime celui, qui compose et excelle dans son art,

Comme l’a fait le grand et prodigieux jeune Mozart :

C’était une amusette, un enfant pas très sage,

Mais il passe, sans vieillir, à travers tous les âges.

 

J’aime le jazz de Bechet : le roi du spontané,

Son swingue vit et balance depuis toutes ces années.

Bien qu’il eût des manières de vaurien, en son temps,

Son génie et son style ont un air de printemps.

 

J’aime les deux et refuse, même l’idée, de choisir,

Ils m’apportent, chacun à leur façon, du plaisir,

Je serais désolé, d’avoir une préférence,

Ce serait dommageable de faire une différence.

 

J’aime la rime quand elle est précise et attendue,

Qu’elle résonne en échos, qu’elle soit bien entendue ;

Peu importe qu’elle soit plate, croisée ou embrassée,

Mais surtout elle doit être heureuse et bien pensée.

 

J’aime les vers lorsqu’ils ont une mesure régulière,

Et qu’ils coulent avec une fluidité singulière,

Lorsqu’ils sont faits avec des mots de tous les jours,

Simples et clairs, que l’on note et retient pour toujours.

 

J’aime celui qui a comme le poète une âme libre ;

Que ce soit un trouvère, que ce soit un félibre,

S’il exprime ses idées à travers son vécu,

Avec grâce : il est prince ; soyez-en convaincu.

 

J’aime flâner et me moque qu’une distance soit en mètres

Ou en lieues, c’est le temps que je vais devoir mettre

Pour la faire qui compte et, que ce soit à mon aise :

À pieds ou à cheval, il faut que ça me plaise.

Qu'ainsi il en soit

Un peu de poésie, dans notre quotidien,

Pour oublier le noir regard du tragédien

Et mettre de l’harmonie, partout autour de soi,

C’est une prière, un vœu ; et qu’ainsi il en soit.

 

J’unis mes vers à la fraîcheur des aquarelles :

La rime et la couleur, quoi de plus naturel,

Le ton du verbe, le ton pastel se plaisent ensemble,

Ils déteignent l’un sur l’autre, se confondent et s’assemblent.

 

Je voudrais sur mes pieds, écrire une partition,

Les rendre légers comme l’air, comme une ondulation,

Pour qu’ils puissent s’envoler, avec grâce et souplesse ;

Qu’ils remplissent nos esprits de charme et de noblesse.

 

S’il vous prenait l’envie, même petite de danser,

Ne vous retenez pas, laissez-vous balancer,

Au rythme de votre choix, laissez-vous transporter.

Vous y trouverez la joie et une grande liberté.

 

Une fois dans cet état, il vous sera facile,

D’apporter une réponse aux questions difficiles

Que l’on se pose souvent, dans ce spacieux théâtre

Agité de la vie, où il nous faut débattre.

 

Il me plairait voir l’art rentrer dans les maisons,

Par les portes, les fenêtres, tout au long des saisons,

Quitter les lieux rigides des monuments publics

Et offrir à chaque jour une beauté angélique.

 

Avec simplicité, je dévoile mes pensées,

Sans aucune prétention, sans vouloir offenser ;

J’aimerais vous émouvoir, atteindre l’intimité

De votre âme, votre cœur, en toute sincérité.

Un jardin secret

Gabriel DIDIER

Je possède, dans un coin de la tête, un jardin :

Dans ce lieu, je flâne pour fuir le monde citadin,

Dans ce lieu tout être a une âme et parle aussi,

Tous expriment leurs pensées, me racontent leurs soucis.

 

D’un coucou, je salue l’innocente Marguerite,

J’ai pour elle une sincère amitié, qu’elle mérite :

Sa pureté est profonde, elle est d’une grande blancheur ;

Je lui donne le bonjour et elle m’offre sa fraîcheur.

 

Je tapote du doigt sur les pétales de Lilas ;

Tout émue, elle me dit : ah c’est toi, te voilà,

Et explique qu’elle a un amoureux qui soupire ;

Je lui donne un conseil et elle m’offre un sourire.

 

À genoux, je me mets, aux pieds de Véronique,

Avec elle je discute surtout de botanique,

Elle attend ma venue car elle est très fidèle ;

Je lui donne de mon temps et elle m’offre un peu d’elle.

 

J’envoie un baiser à la coquine églantine

Et lui glisse un mot doux sur une carte valentine,

Pour dire en rimes la joie que j’ai de la connaître ;

Je lui donne ce présent et elle m’offre son bien-être.

 

Je m’incline devant la gracieuse reine, la belle Rose ;

Déclarer la passion que je lui voue, je l’ose,

Car je suis un servant courtisan plein d’ardeurs ;

Je lui donne mes bons soins et elle m’offre sa splendeur.

 

C’est un lieu magnifique, j’observe en promeneur

La beauté de ses fleurs et je cueille mon bonheur ;

Je le garde et protège des regards indiscrets.

Je possède dans un coin de la tête, ce secret.

Je veux vivre

« Y en a marre, plus que marre » des donneurs de leçons,
Qui ne savent qu’après coup, annoncer leur façon,
« Y avait qu’à, fallait que » et qui sont incapables
De faire quoi que ce soit ; ils sont tous pitoyables.

« Y en a marre, plus que marre » du râleur endurci,
Qui ne broie que du noir, pour qui tout s’obscurcit,
Qui vous sape votre entrain, en deux temps trois mouvements,
Parce qu’il est défaitiste ; c’est d’un nul déprimant.

« Y en a marre, plus que marre » des prêcheurs de morale,
Qui se choquent, pour un rien, des pratiques générales,
Et qui baignent dans les vices les plus bas, les plus sales :
L’imposture est énorme, la duperie colossale.

« Y en a marre, plus que marre » des critiques partisanes
Sans fondement, sans jugement, débitées par des ânes,
Qui vomissent leur venin parce qu’ils sont dans un camp ;
L’air idiot, ils ne sont pas du tout convaincants.

« Y en a marre, plus que marre » des clichés contrefaits,
Et des gens qui se donnent un style plus que surfait :
Être à gauche pour le cœur, à droite pour la raison,
Qu’ils aillent tous, bien aux pas, à leur propre pendaison.

« Y en a marre, plus que marre » de l’intox des journaux
Qui matraquent, sans arrêt, à des rythmes infernaux,
Qui déversent un bourbier, d’un arôme putrescent,
Et qui noient nos pensées dans un flux incessant.

Laissez-moi dans mon coin je veux vivre, à l’écart,
Retiré, sur une île, loin de tous ces tocards,
Respirer un air sain, mais surtout être libre ;
Méditer à mon gré, ressentir toutes mes fibres.

Ma douce et sombre amie

Quand le besoin s’en fait sentir, je me retire,

Loin de la foule qui semble prête à m’engloutir,

Loin de tout être, en quête de paix et de quiétude ;

En emmenant ma douce amie : la solitude.

 

Où que je sois, elle n’est pas loin, elle m’accompagne.

Je lave mes plaies avec les larmes de cette compagne,

Je peux compter pleinement sur sa sollicitude ;

C’est vraiment une amie fidèle : la solitude.

 

Elle me renforce, me conditionne pour affronter

Tous mes soucis et amplifie ma volonté,

Elle sait enlever mes craintes et mes incertitudes ;

Elle est pour moi une grande amie : la solitude.

 

Quand le besoin de m’isoler s’est estompé,

Quand ravivé, je me sens prêt à tout dompter,

Je lui fais part, en égoïste, d’ingratitude ;

Je laisse tomber ma pauvre amie : la solitude.

 

Pour retrouver le mouvement et l’agitation,

Je n’hésite pas à la quitter, sans médiation,

En lui montrant, sans ménagement, ma lassitude ;

Je répudie ma triste amie : la solitude.

 

Dans le tumulte, avec les autres, j’ignore ses yeux,

Je n’en veux plus, je lui ai dit : va-t’en, adieu,

Son souvenir est tombé en désuétude ;

Je mets en terre ma sombre amie : la solitude.

 

Je suis confus, je ne comprends pas ce que j’ai,

Je ne peux pas me passer d’elle, et je la hais ;

C’est une amie et je la crains comme une ennemie,

C’est une ennemie et je la cherche comme une amie.

L'épicurien

Dans le froid de la ville et le gris du béton,

Je rêve : vivre sur une île, pour compter mes moutons,

Regarder le soleil, l’océan et le ciel,

Observer les merveilles comme l’est un arc-en-ciel,

L’admirer sans bouger pour bien tout nuancer

Et laisser s’immerger, dans ses rais, ma pensée.

 

Dans le bruit du trafic, des moteurs qui se lancent,

Je rêve : du Pacifique, de son monde du silence,

Du chant de la baleine qui cherche un partenaire,

Sans jamais perdre haleine, parmi ses congénères ;

Apprécier l’éloquence de l’appel amical,

Distinguer la fréquence de ses notes musicales.

 

Dans les gaz d’échappement et les suies organiques,

Je rêve : d’un grand gréement sans soutien mécanique,

Ne voguant qu’à la voile en bravant toutes les mers

Et suivant les étoiles sur les routes d’outremer ;

Me placer à l’avant pour gonfler les poumons,

Et sentir dans le vent l’odeur du goémon.

 

Dans la mode frénétique, pour les filles squelettiques,

Je rêve : d’Ève, femme mythique mais qui m’est sympathique,

Et refuse l’esthétique de tout corps en plastique

Dont les courbes érotiques ne sont plus authentiques ;

Je suis plus que sceptique et deviens très critique

Sur ces goûts synthétiques ; cela est pathétique !

 

Dans le style du langage des octets et pixels,

Je rêve : faire un voyage, pour ramener l’étincelle

Qui échappe aux rencontres sur ces sites virtuels ;

J’ai besoin, moi par contre, de contacts bien réels,

Pas besoin de connaître une armée de fantômes

Mais seulement quelques êtres faits d’esprit et d’atomes.

 

Je veux prendre l’essentiel, le meilleur de la vie

Et rester sensoriel à l’affût des envies,

Je veux prendre tout mon temps pour ne pas négliger

Le détail important qui pourrait m’affliger,

Je veux prendre tout mon temps, m’arrêter de courir,

Pour jouir des instants de bonheur et de rires.

Père Noël, reviens quand tu veux,

P DUQUESNE

 

Père Noël, c’est maman qui écrit à ma place,

Je ne sais pas écrire, je suis en petite classe,

À l’école, j’écoute bien ma maîtresse pour apprendre,

J’aime aussi, aux récrés jouer pour me détendre.

 

Père Noël, c’est gentil d’apporter des jouets,

Je ne fais pas de liste, tu connais mes souhaits ;

Si tu sais, qu’un enfant malheureux n’en a pas,

Tu lui donnes un des miens, je suis un gars sympa.

 

Père Noël, Je ne suis pas toujours très très sage,

Pas vilain, juste un peu turbulent pour mon âge,

Des bêtises, j’en fais plein, mais tu sais, c’est pour rire,

À chaque fois on me gronde et je perds mon sourire.

 

Père Noël, j’ai laissé, une grosse part de gâteau

À côté du sapin, il est sur un plateau,

Il est au chocolat, il est bon, j’ai goûté,

Il faut prendre soin de toi, il faut te chouchouter.

 

Père Noël, je m’efforce de tout faire comme un grand,

Ce n’est pas très facile, ce n’est pas très flagrant ;

J’aide papa, je suis un garçon fort, très très fort,

Je travaille avec lui, il m’appelle en renfort.

 

Père Noël, je veux te donner un coup de main,

Mais il faut que je sois revenu pour demain,

Toi demain, tu ôteras, la grosse hotte de ton dos,

Moi demain, tout le monde me donnera tes cadeaux.

 

Père Noël, tu devrais revenir plus souvent,

Mais pour toi ça doit être un effort éprouvant,

Repose-toi après ça et reviens quand tu veux,

Pour donner le bonheur aux enfants, c’est mon voeu.

Un coeur unique,

P.DUQUESNE

 

Pour n’inquiéter personne, parmi tes bien aimés,

À l’écart de tout regard il s’est abîmé ;

Assurément parce qu’il n’a fait que se donner,

Ton cœur sans rien dire a failli t’abandonner.

 

Toi qui, inquiète nous réchauffais sous ta douce aile,

Avec l’aspect paisible et fluide d’une aquarelle,

Pleine de bonté, le regard plus que bienveillant,

Tu étais là, rien que pour nous, le cœur vaillant.

 

Toi qui, craintive, à tout danger éventuel,

Nous rassemblais, par réflexe et par rituel,

À tes côtés, pour apaiser et conforter ;

On ressentait, que ce cœur tendre, nous exhortait.

 

Toi qui, sans peur, les armes levées, réagissais

Comme un rempart, à tout péril, qui surgissait

Et qui osait, trop près de nous, s’aventurer ;

Ce cœur de lionne, plein de bravoure, nous rassurait.

 

Toi qui, je sais, serais capable, pour nos survies,

De déplacer des montagnes et d’offrir ta vie,

Sans te poser de question, sans hésitation ;

Ce cœur glorieux nous incite à l’admiration.

 

Le temps a fait son œuvre il l’a fragilisé,

Il est urgent pour lui de se stabiliser,

Et d’accepter notre tendresse et affection ;

Ce cœur précieux a maintenant notre attention.

 

Au mérite de ce cœur unique, inestimable,

Je veux qu’il soit pour nos esprits, inoubliable.

Aucun écrit, aucune chanson, aucun poème,

Ne te diront, maman chérie, combien je t’aime.

À ce titan,

Atlas Farnèse Musée de Naples

Encore enfant, toutes les saisons, il besognait

Tôt le matin et tard le soir, sans rechigner,

Pour éviter à sa famille trop de misère

Et faire plaisir, à sa façon, la plus sincère.

 

À peine jeune homme, il dut partir et travailler,

À l’étranger, pour soulager et débrouiller,

De la grande gêne et du besoin, qui existaient,

Dans le village et la maison qu’il habitait.

 

Mémoriser ses souvenirs et s’exiler,

Vers l’inconnu, une décision ferme sans piailler,

Qu’il a osé : dans sa valise, de quoi survivre

Et dans la tête la volonté de les faire vivre.

 

Qui peut pousser, une personne à devoir trimer,

Loin de chez elle, de ses racines, sans déprimer,

Si ce n’est que le don de soi et le courage,

Très certainement, avec en plus aux tripes la rage.

 

Qui peut faire face aux regards noirs et suspicieux,

De l’habitant qui vous prend pour un pernicieux ;

Si ce n’est qu’un caractère fort et impassible,

Déterminé à tout pour rendre son but possible.

 

Qui peut de rien, tout reconstruire et s’établir,

Sans une seule dette, en parvenant à s’anoblir ;

Si ce n’est qu’une énergie qui sort du commun

Prête à porter le poids du monde aux bouts des mains

 

Donc sans fanfare, pour respecter, toute son image,

Sa modestie ; qu’il soit rendu, un grand hommage,

À ce titan, à qui je dois, mon existence,

Pour que sa vie de sacrifice sorte du silence.

Mon chat,

 

Mon chat est un pacha, pendant toute la journée

Il dort ou se prélasse, de façon alternée,

Il réclame à manger et à boire en miaulant ;

Je suis au service de ce seigneur nonchalant.

 

Mais quand vient la nuit noire il veut voir les souris,

Dans son beau pelage gris, de félin bien nourri,

Il prépare sa virée, sûr de faire un malheur ;

Attention, prenez garde, il arrive : c’est son heure.

 

Sur ses pattes de velours, il glisse dans la pénombre,

Discret comme un voleur et léger comme une ombre,

Il s’arrête par moment et écoute dans le vent,

Les oreilles grandes ouvertes, il observe les mouvements.

 

Lorsqu’il voit ce qu’il cherche, tous ses sens se réveillent

Il se met aux aguets et de loin il surveille,

Les fixant du regard, il les trouve à croquer ;

Il sait bien qu’il ne doit pas se faire remarquer.

 

Son approche délicate se fait à pas feutrés,

Dans la troupe devant lui, il veut faire un retrait,

Mais pour ça, toutes ces belles, doivent rester en confiance,

Elles ne doivent pas avoir de crainte ou de méfiance.

 

Quand d’un bond il se montre, elles en sont bouleversées,

Il occupe toute la place pour mieux les renverser ;

Conquérant, il s’amuse avec ces créatures,

Mais l’histoire, sans lendemain, est de courte aventure.

 

Il ramène ses trophées avec un air galant.

Il étale ses victoires et affiche son talent,

Avant de retourner dans sa couche confortable,

Pour finir ses exploits dans des rêves délectables. 

L'âme de mon âtre,

Oeuvre : Monet femme dans le jardin

 

Au détour d’un chemin, fuyant mes idées noires,

Je suis resté pantois devant un beau manoir,

Son charme impressionnait, je sentis son emprise,

M’envahir doucement, comme une plaisante traîtrise.

 

Timide, je m’approchais de ce lieu mystérieux,

N’osant pas déranger, mais tout de même curieux,

Séduit par tant d’attraits, discrets presque cachés ;

J’avais le sentiment de m’en amouracher.

 

La grille était ouverte, la place était déserte,

Tout était accueillant, j’en fis la découverte ;

Je m’avançais prudent, en prenant tout mon temps,

D’abord dans ce jardin aux contours envoûtants.

 

Il était naturel, harmonieux et bien fait,

Dans une simplicité, effleurant le parfait ;

Une ambiance s’échappait, qui de plus m’apaisait,

Comme la douceur d’un tendre et chaleureux baiser.

 

Je n’ai pu résister, au besoin de toucher,

Pour ressentir au mieux ce sur quoi je louchais :

Tant de grâces, de beautés, juste là sous la main

Avec, en prime, l’odeur des fleurs comme le jasmin.

 

L’irrésistible envie de tout m’approprier :

Cette émotion me vint, comme si l’on m’en priait,

Elle me saisit le corps et m’enivra l’esprit.

Il n’en fallut pas plus pour que je sois épris.

 

Depuis ce moment-là, j’habite cette résidence ;

Elle me dévoile chaque jour de nouvelles dépendances,

Qui en font un royaume, d’une richesse débordante.

Je me suis enchaîné à ses valeurs ardentes.