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Un regard, avec un peu d'anxiété, sur la société

Ce chapitre est sur l’écologie avec « Je dors braves gens », sur la retraite avec « Ne t’en fais pas chère Antoinette », sur la continuité de la vie avec « Une histoire sans fin », sur l’indifférence, les apparences, la différence avec « Un jour la tolérance », sur la fête avec « La farandole des matous », sur les insatisfaits, sur les menteurs, sur les profiteurs avec « La poule, La chouette, Le paon et le renard », sur l’appauvrissement de notre terre avec : « Où va-t-on, nom de Dieu », sur les syndicats avec « Attention aux blaireaux », sur les guerres incessantes entre Palestiniens et israélien avec « Jérusalem, sans frontière » sur l’intelligence artificielle avec « Prométhée », sur l’amitié avec « Florimond », sur les passages de la vie avec « Le temps s’écoule », sur la drogue avec « Lettre d’espoir à un ami dans le désespoir », sur les courants artistiques avec : « Où est notre bon sens », sur les dérives, sur les mauvais penchants avec « Le papillon », sur les joies du quotidien avec « Un instant de bonheur », sur l’endoctrinement, sur le laxisme avec « Le loup dans la bergerie », mais que serait notre société sans la femme ? Je vous invite, donc, à poursuivre avec : un clin d’œil plein de flammes sur la femme.

Je dors braves gens

Oeuvre de Van-Goyen 1634

Quand on aura atteint le point de non-retour,

Quand il sera trop tard pour faire un demi-tour ;

Que dira-t-on à nos enfants, nos légataires ?

Ce n’est pas moi qui ai cassé la planète Terre.

 

Nous le savons, nous modifions notre climat,

Un scénario catastrophe comme au cinéma

Est à prévoir, pourtant personne ne s’en inquiète.

Je dors braves gens, sous ma couette chaude et bien douillette.

 

Demain c’est loin, on a le temps de voir venir,

Pourquoi changer, ça peut encore se maintenir,

 

 

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Ne l'en fais pas chère Antoinette,

Portrait par Elisabeth Vigée-Lebrun chateau de Versailles

Pour toi sonne l’heure de la retraite, chère Antoinette ;

De ton passé il faut que tu fasses une place nette :

Tu dois savoir que ce départ n’est pas une fin

Mais un début où tes rêves sont permis enfin.

 

C’est à son heure une véritable révolution,

Un trouble sans nom dont on ignore l’évolution

Et l’on se sent comme passé à la moulinette ;

Ne t’en fais pas, tout ira bien, chère Antoinette.

 

L’heure fatidique nous transporte dans une morne plaine,

D’où l’écho hue qu’il vaut mieux fuir à perdre haleine,

Si l’on ne veut pas connaître une fin tristounette ;

Ne t’en fais pas, le jour renaît, chère Antoinette.

 

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Une histoire sans fin,

 

Dans tes pas, cher papa, j’ai mis mes petits pas,

J’ai suivi ton chemin et appris dans tes pas ;

Pour ne pas te freiner je forçais sur mes pas :

Te perdre ou m’égarer, je ne le voulais pas.

 

Puis mon pas a grandi ; sans attendre à demain

J’ai voulu marcher seul et j’ai pris mon chemin,

En passant devant toi, te laissant derrière moi,

Je t’ai dit : j’avance et c’est sans toi, excuse-moi !

 

Nos pas se sont croisés et pris le même chemin,

Depuis nous avançons à deux, main dans la main,

Tous deux nous franchissons les obstacles de chaque jour,

Tous deux nous nous aimons un peu plus tous les jours.

 

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Un jour la tolérance,

Inspiré du yin et du yang : réflexion sur les habitants des cinq continents dans l’infiniment grand ou petit.

 

J’aimerais qu’un jour, il n’y ait plus d’indifférence,

J’aimerais qu’un jour, on s’indiffère des apparences,

J’aimerais qu’un jour, on revendique la différence,

J’aimerais qu’un jour, on fête ensemble la tolérance.

 

 

Un mois d’automne, c’est un bon choix, c’est une saison

Forte d’expériences, pleine de sagesse et de raison,

Qui se souvient de l’âge tendre de la floraison,

Qui a l’hiver, froid et dur dans son horizon,

Qui garde encore de sa jeunesse toutes les couleurs :

Du vert pistache, clair, fragile et plein de pâleur,

En passant par le vert chartreuse, très enjôleur,

Au vert émeraude, riche de vigueur et de valeur ;

Auquel s’ajoutent dans une palette très nuancée

Des tons pour dire que le temps est bien avancé,

De jaune, de rouge, qui finiront par s’effacer,

Mais qui nous offrent l’harmonie d’un style balancé.

 

 

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La farandole des matous

Oeuvre de Pierre-Auguste Renoir le déjeuner des canotiers

Une farandole, pour faire la fête, c’est mieux qu’une ronde,

Prenez la main de la voisine la plus gironde,

Emmenez-la, dans le cortège qui déambule,

C’est très facile, pas besoin d’être un funambule.

Nous sommes tous là pour faire les fous, nous amuser,

Bien rigoler, et des bonnes choses, en abuser,

Tout en sachant bien nous tenir en société,

Pour que tout reste dans la joie et dans la gaieté.

 

Et c’est parti, pour une soirée sans préambule,

Et c’est parti, pour une longue nuit de noctambules,

 

 

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La poule, la chouette, le paon et le renard,

 

Pour la poule, rien ne va, elle craint pour son bien-être,

Elle ne voit que tracas à travers sa fenêtre :

Le ciel est triste et noir, la terre est sèche et dure,

De plus en plus de choses, pour survivre, elle endure,

Le toit du poulailler laisse passer l’eau de pluie,

Elle se sent oppressée, son espace se réduit,

Elle côtoie un monde fou et même des étrangers,

De plus elle aimerait plus de grains à manger.

 

Elle en parle à la chouette, que l’on dit clairvoyante,

Sa logique, sans détour, peut paraître dérangeante,

Mais elle est implacable, le ciel en est témoin.

Elle détient un savoir qui lui vient de très loin.

Elle écoute, puis conseille : d’agrandir le foyer

En fonction des besoins pour que tous soient choyés,

De changer la toiture pour bien être protégés,

D’avoir une nourriture moins riche et allégé.

 

Ce qui ne convient pas à notre volatile

Qui estime ces propos tout à fait inutiles,

En effet, ce n’est pas à elle de concevoir

Ces choses-là, ces travaux ne sont pas ses devoirs.

 

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Où va-t-on, nom de Dieu ?

Oeuvre : Edouard Manet

Où va-t-on, nom de Dieu ? La terre ne tourne plus rond

Il est temps d’alerter, de jouer du clairon :

Nous marchons sur la tête et allons dans le mur,
On y va, sans cervelle, en forçant sur l’allure.

 

Autrefois l’eau était abondante et limpide,

Aujourd’hui, nous buvons, en bouteille, ce liquide

Et trouvons ce concept sanitaire et logique ;

Pire encore, nous payons pour cela : c’est tragique.

 

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Attention aux blaireaux,

Oeuvre de Eugéne Delacroix

Attention au blaireau, l’animal est spécial,

Il ne faut pas se fier à son air provincial,

Aux seuls mots : « tous ensemble, tous ensemble, oui, oui, oui, »

Il s’anime, il s’affaire et il s’en réjouit.

 

Il existe : le blaireau bon enfant, solidaire,

Toujours prêt, dévoué, son aide est légendaire ;

Il sort de sa glacière la bière et les brochettes,

Qu’il partage sans façon et qu’il mange sans fourchette.

 

- Le blaireau engagé est un peu turbulent,

Toujours prêt, il défile dans les rues en hurlant ;

Il sort de son armoire, haut parleur et banderoles,

À défaut, s’il le faut, il frappe sur des casseroles.

 

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Jérusalem, sans frontière,

Oeuvre de Claude Gellée dit le "Lorrain"

 

J’ai vu Jérusalem déchirée et en larmes :

Les gens qui y habitent discutent avec des armes,

Ils veulent s’approprier, son symbole, son histoire,

Lui planter un drapeau, en faire un territoire.

 

J’ai vu Jérusalem, par une nuit sans étoiles,

Perdue dans le désert, les yeux bandés d’un voile,

Ne sachant où aller, seule, comme une âme en peine

Et n’ayant devant elle qu’une issue incertaine.

 

J’ai vu Jérusalem sous le poids de sa croix,

Crier sa souffrance et supplier qu’on la croie,

Pour que s’arrêtent les crimes, pour qu’elle sorte de la haine,

Qu’elle retrouve une vie sans violence, plus humaine.

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Prométhée,

Oeuvre : Jacob Jardaens

 

Une légende nous raconte : il y a très longtemps

Les dieux grecs détrônèrent, par la ruse, les Titans

Qui étaient querelleurs, cruels et irascibles,

Qui bougeaient les montagnes et étaient invincibles ;

Puis régnèrent à leur place sur terre et dans les cieux

Ils vivaient sur l’Olympe ; un domaine délicieux.

Les humains, sous leur joug, devaient les honorer,

Ils étaient devant leur toute-puissance timorés.

Par vol et trahison, ils ont eu le savoir

Et petit à petit augmentèrent leurs pouvoirs,

Par la science et les arts, ils se sont anoblis ;

Et leurs maîtres tombèrent dans le « Tartare » de l’oubli.

 

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Florimond,

 

Je connais un artiste, il peint et il écrit,

Il observe la nature et il aime la décrire ;

Le long des plages du nord, il se promène souvent,

Quelle que soit la saison, sous la pluie ou au vent.

 

Il a un sac à dos et tout son matériel,

Toujours prêt à saisir : une lueur dans le ciel,

Un reflet sur l’eau ou, la nuance d’un gris pâle ;

Toutes les couleurs qu’on trouve, ici en côte d’opale.

 

Sa chienne n’est jamais loin, c’est son amie fidèle,

La truffe en l’air elle chasse ; lui, regarde un modèle,

Elle voudrait un gibier, il cherche ses coloris,

Tous deux ont leurs secrets et des coins favoris.

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Le temps s'écoule,

 

Le temps s’en va, indifférent, vers le néant,

Comme l’eau qui court depuis sa source à l’océan,

En entraînant toute une histoire dans son sillage

Et en laissant un goût trop court de son voyage.

 

Le temps démarre, on ignore qu’il faut le compter,

Il paraît là, à notre gré, à volonté,

S’épanchant comme une fontaine claire, inépuisable

Nous baignant dans une innocence douce, agréable.

 

Le temps émerge, on voudrait bien l’accélérer,

Devenir grand, pour être enfin considéré,

Quitter les bords des lacs paisibles, pour l’aventure :

Voir l’univers et découvrir ses créatures.

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Lettre d'espoir à un ami dans le désespoir,

Théodore Géricault le radeau de la Méduse le Louvre

À toi qui écoutait quand les sirènes chanter,

À toi qui dérives dans un univers hanté

De démons qui torturent ton corps au plus profond

De tes tripes et t’entraîne dans un abîme sans fond.

À toi qui as appris à tricher et mentir,

À toi qui ne sais plus comment faire pour sortir

Du chemin de l’enfer ; qui tout seul n’en peut plus

Et qui n’a devant lui qu’une issue sans salut.

 

À eux ces parasites d’une puanteur sans nom,

À eux ces minables à qui tu ne sais dire non,

Qu’on les gave de leurs dopes jusqu’à la dernière miette

Et qu’on les jette aux rats ou dans une oubliette.

À eux qui t’ont montré le cap du désespoir,

À eux qui te monnaient un destin sans espoir,

Je veux qu’ils soient maudits, je leur crache mon mépris,

Et que le diable les brûle avec leurs saloperies.

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Où est notre bon sens ?

Le penseur de Rodin (pensait-il à l'art ?)

Imaginer trouver, exposé en galerie,

Un tableau sans dessin et vide de coloris,

Auriez-vous l’envie de follement vous en éprendre

Ou laisser à l’artiste le soin de le reprendre ?

La renommée donne-t-elle droit à l’exubérance ?

La route de l’amateur doit-elle être dans l’errance ?

Pourquoi accepter d’être berné par le renom ?

Pourquoi ne pas admettre le génie d’un sans nom ?

 

Imaginer dans un salon de haute couture

Voir une robe en chiffons sur une belle créature,

Auriez-vous l’envie de la porter vous aussi

Ou laisser l’artiste à ses troubles et ses soucis ?

 

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Le papillon,

Merry Joseph Blondel Vue intérieure : plafond de la rotonde d'Apollon

Laissez-moi vous conter l’histoire du papillon,

Qui cherchait le frisson dans les grands tourbillons.

Une histoire très banale, une histoire peu glorieuse,

Où ses choix l’ont conduit sur des voies tortueuses.

 

Il quitta sa famille, sans donner de raisons,

Pour jouer la cigale tout au long des saisons.

Il voulait respirer, profiter de l’instant,

Sans penser à demain, en prenant du bon temps.

 

Il jeta sa morale ainsi que ses devoirs

Par-dessus son épaule, préférant faire la foire.

Il voulait que sa vie soit un feu d’artifice,

Que tout soit bénéfice, sans aucun sacrifice.

 

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Un instant de bonheur,

Un instant de bonheur arrive sans prévenir,

Il se grave et devient un précieux souvenir,

Qui revient pour donner un sens à notre vie

Et jeter la tristesse au loin sans préavis.

 

On le trouve chez l’enfant quand il rit aux éclats,

Son état se propage, l’effet est immédiat.

Il suffit d’être ouvert, de savoir écouter,

Le bonheur est partout, inutile d’en douter.

 

On le trouve lorsqu’un goût oublié resurgit

Et évoque un passé de rêve et de magie.

Il suffit d’être ouvert ou un peu réceptif,

Le bonheur est partout et il est très actif.

 

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Le loup dans la bergerie,

Julien Dupré

Un vieux loup enragé, aux idées archaïques,

Qui venait d’un autre âge, d’une région désertique,

Cherchait une bergerie ; investit d’une mission :

S’imposer et régner par crainte et soumission.

 

Il guetta, observa les usages et faiblesses

D’un troupeau pour agir avec ruse et adresse.

Il comprit que leurs règles étaient toutes contournables

Qu’il pouvait agir sans que ce soit condamnable.

Il mit un déguisement, pour cacher son aspect

Et paraître innocent, malgré son air suspect.

 

- Si je viens parmi vous c’est que vous êtes tous frères

Je serai donc chez vous, moi aussi, un confrère ?

- On lui dit que c’était, ici, un fait admis.

- Même si je considère que vous êtes mes ennemis ?

On n’osa rien lui dire, ne voulant pas froisser,

Il n’était pas méchant, pas besoin d’angoisser.

 

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