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Les yeux qui dévisagent le paysage

Rien ne l'égale

P. Duquesne Gabriel DIDIER

Le ciel d’ici est souvent bas, dans des tons pâles

De blanc bleuté et nacrés, c’est : la côte d’Opale,

Mais ses reflets ressemblent à ceux d’une pierre précieuse ;

Je m’émerveille de ses lumières voluptueuses.

 

Le vent d’ici ne convient pas aux estivants,

Il est pour eux, trop présent et très éprouvant,

Mais il est pour les familiers, une habitude ;

Je m’en arrange avec de la mansuétude.

 

La mer d’ici est bien trop froide pour se baigner,

Peut être l’été, c’est tout, il faut s’y résigner,

Mais elle fascine, par ses attraits et ses splendeurs ;

Je ne me lasse de l’admirer, peu importe l’heure.

 

La terre d’ici est faite de dunes et de falaises,

Qui regardent quand le temps est beau les côtes anglaises,

Mais elle conserve son caractère, vrai et sauvage ;

Je m’y sens bien, je suis en paix sur son rivage.

 

L’histoire d’ici a un passé lourd et chargé,

Rempli de drames, qu’on voudrait bien pouvoir changer

Mais elle est riche et elle étoffe notre culture ;

Je m’en imprègne, elle appartient à ma nature.

 

Les gens d’ici connaissent le prix de la souffrance

Et du labeur, ils ont vécu l’intolérance,

Mais dans leur cœur on trouve la joie et la gaîté ;

Je n’ai pour eux que du bonheur à souhaiter.

 

Je suis d’ici et amoureux de ma région

C’est une maîtresse, j’en fais un culte, une religion ;

Mais, si je trompe, pour voir ailleurs, ma côte d’Opale,

Je lui reviens, car je sais que rien ne l’égale.

La mer droit devant,

Gabriel DIDIER

Sans jamais me lasser, je peux la regarder :

Sa beauté, un trésor d’une rareté à garder,

Son aspect change suivant des critères définis,

Ses facettes sont multiples et son charme infini.

 

La courbure de sa ligne, sur le ciel se dessine,

Ce spectacle me séduit, m’attire et me fascine ;

L’étendue de ce corps cache des zones méconnues :

Je rêve à des îles vierges et des terres inconnues.

 

La lumière, son amie, lui diffuse sa pureté

Ce qu’elle prend volontiers et lui rend sa clarté ;

Toutes les deux s’apprécient et ensemble réfléchissent,

Mais elle garde ses secrets tout au fond des abysses.

 

Je succombe, quand sa voix se met à clapoter,

Sa musique m’apaise et je me laisse dorloter

En cédant entièrement à la grâce de son chant,

Que je peux écouter du levant au couchant.

 

Elle ondule sous le vent et se prête à son jeu,

Elle se laisse caresser, s’il n’est pas orageux,

Autrement, elle se fâche, elle n’est pas très docile

Et devient, dans ce cas, d’une humeur difficile.

 

Tous les jours le soleil descend pour se coucher,

Il l’enrobe de couleurs avant de la toucher

Puis il plonge dans son monde ; leur union est intime

Et il brûle d’un feu vif jusqu’à la flamme ultime.

 

Allongé sur le sable, les cheveux dans le vent,

Le soleil sur la peau et la mer droit devant,

J’oublie mes soucis et m’abandonne à la vie ;

Ici je me sens bien, sans aucune autre envie.