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Un clin d'oeil plein de flammes sur la femme

Un bonheur simple

(néoclassique)

Savourer le moindre bienfait de chaque jour,

Croquer ton sourire quand il me dit bonjour,

T’embrasser tendrement et pouvoir t’enlacer :

C’est plaisant, un bonheur qui ne peut me lasser.

 

Ressentir la brise quand elle est du matin,

Qu’elle tire à la nuit son voile de satin,

Qu’elle nous apporte les rayons de clarté :

C’est plaisant, un bonheur rempli de liberté.

 

Admirer l’océan, l’écouter respirer,

Le laisser m’envahir, le laisser m’attirer,

Mesurer sa force, deviner ses secrets :

C’est plaisant, un bonheur puissant et bien concret.

 

Observer dans le ciel voler le goéland ;

Avec le doux zéphyr ou les vents turbulents,

Il reste dans les airs, noble et grand ; un seigneur :

C’est plaisant, un bonheur de chez nous et d’ailleurs.

 

Avancer les pieds nus tout le long de la plage,

Suivre les dessins faits par l’eau et ses sillages,

Et penser que l’on a la chance d’être là :

C’est plaisant, un bonheur simple sans tralala.

 

Regarder le soleil quand il joue avec l’eau

Et le ciel, étalant ses couleurs, son halo ;

Avant de se coucher, de faire ses adieux :

C’est plaisant, un bonheur, un régal pour les yeux.

 

Percevoir de notre quotidien les beautés,

Et savoir les louer comme des nouveautés ;

Leur porter un regard aussi neuf qu’un enfant :

C’est plaisant, un bonheur qui est plus que bluffant

Un aveu,

Mademoiselle, je voudrais vous faire part d’un aveu,

Soulager tous mes maux, tout vous dire, je le veux,

Sachez-le, vous êtes la raison de mes tourments,

C’est un fait, et que j’aille en enfer si je mens.

 

Je vous prie de me lire jusqu’au bout, sans souffrir ;

Toute ma vie en dépend et je viens vous l’offrir :

Cela fait bien des jours, cela fait plusieurs mois

Que je ne pense qu’à vous, rien qu’à vous et à moi.

 

Vous parler je le dois mais ce n’est pas facile

J’ai trop peur de briser ce contact si fragile

De paraître un peu fou, complètement ridicule ;

Comprenez qu’au lieu de faire ce pas je recule.

 

Je me meurs d’un amour et je n’ose vous le dire,

Je crains la maladresse qui pourrait enlaidir

Le destin fantastique d’une histoire romantique

Et passer à côté d’un bonheur idyllique.

 

Ne soyez pas gênée si je crois dans mes rêves

Que vous êtes toute à moi, aussi nue qu’était Ève,

Dans un lieu merveilleux, beau comme le paradis

Où nos corps se confondent sous le ciel de midi.

 

Pensez-vous que je sois un peu trop démodé ?

La passion n’a pas d’âge et ne peut s’éroder ;

Croyez-le j’ai pour vous de sincères sentiments,

N’ayez pas de méfiance, ceci est un serment.

 

Ne jetez pas au feu ce papier plein d’espoir,

Ce serait me plonger dans un grand désespoir.

À la vue de vos yeux, j’ai le cœur qui s’enflamme,

Acceptez qu’il embrase, pour toujours, nos deux âmes.

Oh mignonne, je l'assure,

Oeuvre : Pierre Auguste Renoir, les amoureux

Elle est plus que jolie, elle est de toute beauté,
Elle étale dès qu’elle sort, dès sa verte nouveauté,
Les couleurs de son teint fait de roses chatoyants :
C’est la fleur du pêcher, dans les prés verdoyants.

 

Elle annonce le printemps, une saison pleine de vie,
La saison des douceurs mais surtout des envies,
La saison des amours, la saison des passions ;
Ce qui est au début, avant toute création.

 

Elle dévoile les tons pâles, qui habillent ses pétales
Mais aussi les intenses, qui la rendent : reine fatale ;
Sa parure remarquable fixe sur elle l’attention
Et accroît son pouvoir puissant de séduction.

 

Qu’elle est belle dans sa robe veloutée de princesse,
Ouverte sur ses atouts naturels de déesse ;
Elle se met en valeur, avec le bleu des cieux,
Ajoutant à son charme un air frais, délicieux.

 

Elle dépose son nectar au creux de sa corolle,
Et se laisse butiner par l’abeille, c’est son rôle ;
Elle sait bien que sa gloire ne peut être qu’éphémère,
Elle sait bien que le temps a un goût très amer.

 

Pas question de dormir ou d’attendre d’autres tours :
Dame nature est pressée, elle avance sans détour.
Elle prend donc, au passage, ces dons sans se restreindre ;
À l’automne, il sera bien trop tard pour se plaindre.

 

Oh mignonne, regardez cette fleur-là vous ressemble ;
Sans complexe profitons, restons un peu ensemble,
Laissez-moi vous croquer, oublions les censures ;
Car l’amour n’est en rien un péché, je l’assure.

Il m'arrive de rêver,

Oeuvre sculture d'Antonio Canova musée du Louvre

Il m’arrive de rêver que je suis le bon Dieu

Et après avoir mis l’homme dans un lieu radieux

Je devais concevoir, pour que ce soit parfait,

La femme qui me rendrait entièrement satisfait.

 

Avec de la terre glaise, je voulais la sculpter,

Je mettais dans cette œuvre ma passion, mon doigté

Pour sortir de cette masse toutes les formes de son corps :

Exposer sa beauté, son charme et plus encore.

 

Pour la peindre, je prenais les pinceaux du soleil,

J’exprimais son éclat, la rendant sans pareille,

Je puisais dans la source de lumière les couleurs,

J’ajoutais un reflet diffusant le bonheur.

 

J’écoutais l’eau qui court pour écrire une romance

Qui saura la sortir de l’état de dormance,

Exhaler son esprit, l'animer comme une flamme,

Éveiller en son sein, l’auréole de son âme.

 

J’insufflais du ciel bleu en dessous des narines

Animant, de la sorte, la vie dans sa poitrine

Et j’offrais, le don de faire vibrer, par le chant,

Cet air pur pour traduire ses joies et ses penchants.

 

Quand tout est terminé je la prends par la taille

Pour juger sur le tout, mais surtout les détails,

L’événement est heureux, le plaisir émouvant

Puis, je danse avec elle voltigeant dans le vent.

 

Trop content d’avoir fait une merveille de mon Ève

Je tournoie dans l’ivresse jusqu’au bout de mon rêve,

Sûr qu’on lui, pour toujours, rendra grâce et hommage ;

Avant de constater qu’elle est à ton image.

Je deviens loup 

J’aime bien le ciel quand l’horizon est dégagé,

Je pense à toi, j’ai des idées très imagées,

J’aime bien aussi y entrevoir ton beau visage ;

Je deviens loup et hurle ton nom au paysage.

 

J’aime bien l’été quand le soleil joue avec l’ombre,

Je pense à toi, à tes contours dans la pénombre,

J’aime bien aussi quand tu t’enflammes comme un brasier ;

Je deviens loup, avec une faim à rassasier.

 

J’aime bien la pluie quand elle est fine et graduelle,

Je pense à toi, souriante et très sensuelle,

Je l’aime aussi quand plus forte elle mouille ton maillot ;

Je deviens loup, je pars en chasse, taïaut, taïaut.

 

J’aime bien l’air frais, quand il nous vient de nos campagnes,

Je pense à toi, toi qui es ma douce compagne,

J’aime bien aussi, quand plane l’arôme de ton odeur ;

Je deviens loup, je flaire l’endroit comme un rôdeur.

 

J’aime bien le vent, quand il ondule les hautes herbes,

Je pense à toi, à tes cheveux longs et superbes,

Je l’aime aussi, quand il soulève ta jupe légère ;

Je deviens loup, je veux croquer la belle bergère.

 

J’aime bien la nuit, quand la lune luit, je m’y égare,

Je pense à toi, à l’éclat vif de ton regard,

J’aime bien aussi, quand dans le noir je te devine ;

Je deviens loup, je te vois comme une proie divine.

 

J’aime bien le monde, quand il me fait penser à toi,

Je pense à toi, je pense sans cesse sans cesse à toi ;

J’aime bien aussi quand tu te donnes avec envie,

Je deviens doux comme l’agneau et tu me ravis.

Une sirène passe

Gabriel DIDIER

Perdu dans le mouvement agité de la foule,

Qui nous rend anonyme et nous brasse comme la houle,

J’ai senti un contact, j’ai senti un frôlement :

Pourquoi seulement le tien dans ce chambardement ?

 

J’ai tout juste eu le temps, de croiser ton regard,

Pour voir la solitude dans tes yeux bleus, hagards ;

Moi aussi j’étais seul, j’ai voulu te parler ;

Mais le flux t’a portée et tu t’en es allée.

 

Ton visage m’a marqué : j’ai cru voir une sirène,

Loin de sa plage natale, plutôt dans une arène,

Éplorée, désireuse qu’on s’occupe un peu d’elle,

Mais, qui partait au large, meurtrie, à tire-d’aile.

 

J’aurais voulu savoir stopper l’horloge du temps,

Pour te connaître, j’avais le cœur tout palpitant,

J’ai tout fait pour quitter cette marée en déroute ;

C’est à contre-courant que j’ai tracé ma route.

 

J’espérais te rejoindre, pouvoir te consoler,

Tu me semblais si seule, tu semblais affolée ;

Entre nous un déluge de personnes s’est dressé,

Me laissant là sur place, échoué et blessé.

 

J’ai lancé un appel comme un cri de détresse,

J’ignorais tout de toi : ton nom et ton adresse ;

J’étais un naufragé sans repères, sans amers,

N’ayant plus, comme espoir, qu’une bouteille à la mer.

 

Je m’accroche à l’idée que tu puisses repasser

Et sortir de ces flots, que je puisse t’enlacer.

Tu as fait naître en moi un amour éperdu ;

La foule blasée te garde et je me sens perdu.

Fais attention aux filles,

Oeuvre de Le Caravage Méduse

Ma mère me l’avait dit, fais attention aux filles,

Ne crois pas qu’elles soient toutes innocentes et gentilles,

Derrière un ange parfois tu trouveras une diablesse,

Qui saura se moquer de toi et tes faiblesses.

 

 

La sirène t’enchantera par des airs langoureux,

Tu n’écouteras plus qu’elle, tu seras amoureux,

Et, elle t’abandonnera, inconscient et passif,

Comme une épave brisée au milieu des récifs.

 

 

La magicienne Circé, sera hospitalière,

Mais chez elle, la confiance n’est pas bonne conseillère,

Elle t’offrira un philtre de façon très normale,

Et fera, perfidement, de toi, son animal.

 

 

Scylla, si tu l’approches, sache bien, qu’elle n’a qu’un but,

Elle te fera payer un douloureux tribut

Et tu te demanderas si ça en vaut le coût,

Ses sacrifices, au cœur, te blesseront à chaque coup.

 

 

Échidna agira par ruse et par chantage

Pour te soumettre à elle, tu deviendras otage ;

Nourrissant des désirs jamais inassouvis,

Cet être finira par empoisonner ta vie.

 

 

Méduse, dont la beauté du regard pétrifie,

Assoit son pouvoir en condamnant tout défi,

Tu devras accepter toute son hégémonie,

Tu vivras ton destin comme une longue agonie.

 

 

La harpie au visage d'une fillette angélique,

Cache un monstre haineux à l’esprit diabolique,

Derrière elle tout est ruine, ses projets sont infâmes,

Elle te persécutera et elle volera ton âme.

 

 

J’ai écouté ma mère, j’ai fui ces créatures,

Refusant à chacune la moindre once d’aventure

Et je t’ai rencontrée, belle, fraîche et sympathique,

Depuis nous sommes ensemble : c’est un rêve fantastique.

 

Elle me rend fou

Gabriel DIDIER

Elle me rend fou : quand elle glisse sous les draps douillés,

Comme un voilier, qui dans une baie, cherche à mouiller,

Qu’elle se blottit, tout contre moi, comme un chaton,

Et qu’elle réclame, les gestes doux, faits à tâtons.

 

Elle me rend fou : quand elle demande de la tendresse,

Elle sait miauler, délicatement avec adresse ;  

Comme un chaland qui déambule tout à loisir,

Doucement elle se conditionne pour le plaisir.

 

Elle me rend fou : quand elle se met à ronronner,

A mes caresses, à mes baisers, tendres, passionnés,

Comme un vapeur elle accélère progressivement,

Pour apprécier, tout ressentir, intensément.

 

Elle me rend fou : quand elle se prête à mes désirs,

Qu’elle fait la chatte et le dos rond, pour me séduire,

Qu’elle se prépare à prendre les airs, comme un ballon,

Quand je m’attarde dans son maquis et ses vallons.

 

Elle me rend fou : quand elle devient une vraie tigresse,

Qui croque la vie en poussant son râle d’allégresses ;

Comme une fusée, elle passe du sol au firmament,

Et dans ses yeux, je vois l’éclat du diamant.

 

Elle me rend fou : quand elle s’installe dans une ivresse

Calme de bien-être, j’aime ma princesse dans cette paresse,

Comme un planeur qui refuserait de redescendre

Et qui s’accroche au bleu du ciel pour s’y suspendre.

 

Elle me rend fou, je suis fou d’elle, complètement fou,

Je serais fou, de ne pas être amoureux fou,

C’est un chaton, c’est une tigresse, c’est une déesse,

Rien que pour elle, je suis prêt à toutes les prouesses.

Partageons-le

Le temps depuis, depuis la nuit, la nuit des temps,

Le temps s’écoule, s’écoule en flux, en flux constant,

Le temps d’avant, d’avant les neiges, les neiges d’antan,

Le temps qui reste, qui reste encore, encore latent,

Le temps qui est, qui est passé et oublié,

Quelques images, parfois, émergent du sablier.

Le temps sera, sera celui que l’on prépare :

Il nous entraîne, je ne sais où, peut être nulle part.

 

Le temps des douces, des douces années de mon enfance,

Le temps heureux, heureux de vivre dans l’insouciance,

Le temps des pleurs, des pleurs de joie et des fous rires,

Le temps fleuri, fleuri d’ardeurs et de sourires,

Le temps présent, qui ne sera jamais demain,

Glisse et fuit comme le sable fin entre les mains

Vers ce qui n’est déjà plus qu’un passé récent :

Il disparaît alors qu’il est à peine naissant.

 

Le temps des rêves, des rêves d’espoirs et d’ambitions,

Le temps des craintes, des craintes et puis des déceptions,

Le temps qui vient, qui vient trop tôt sans prévenir,

Le temps prévu, prévu de prendre dans l’avenir,

Le temps est comme un train lancé à vive allure,

Il fonce tout droit, le moindre arrêt est à exclure,

Il nous transporte dans son sillage et son espace :

Où allons-nous ? Nous conduit-il dans une impasse ?

 

Le temps repasse, repasse sans cesse, se répétant ;

Le temps annonce, annonce l’hiver et le printemps,

Le temps se marque, se marque en date on le repère,

Le temps se compte, se compte en heures et l’on s’y perd.

Le temps devient, à tes côtés sans importance,

Seul l’instant compte, la volupté en est intense,

Ces moments-là sont du bonheur tout simplement.

Partageons-le et pour toujours, soyons amants.

Les délices de la chère

Un dîner d’amoureux, un repas aux chandelles,

Dans un nid douillet et feutré seul avec elle ;

Une musique, une lumière, pour que tout soit parfait,

C’est plaisant, romantique et ce n’est pas surfait.

 

Pour ouvrir l’appétit, aguicher tous les sens,

Le champagne aide à rendre plus légère la décence

Avec des amuse-bouches qui enchantent les pupilles

Et caressent en fondant sur la langue, les papilles.

 

Une table soigneusement préparée, bien dressée,

Qui attend les convives sans vouloir les presser,

Qui attend que l’on passe enfin aux choses sérieuses :

Que l’on mange les délices de la chère onctueuse.

 

Une entrée qui dévoile la finesse du dîner,

Et nous montre le panache d’une cuisine raffinée,

Ravit l’oeil et suscite le désir de goûter,

D’apprécier, savourer pleinement sans se hâter.

 

Pour le vin, attention il faut bien le choisir

Il doit être quand il est dans la gorge un plaisir

Qui élève la valeur du régal au plus haut ;

Pas question, au nectar, d’ajouter une goutte d’eau.

 

Quant au plat principal il doit être délicat,

Mais aussi suffisant ce n’est pas un encas,

Il lui faut combler le petit creux de la faim,

Et créer le souhait : que cela dure sans fin.

 

Pour finir sur une note agréable : les douceurs

D’un dessert qui prolongent le bien-être jouisseur,

Et développe l’intime vœu, de remettre au plus tôt

Ce moment chaleureux, privé sur le plateau.