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Une vision critique sur la politique

Haut de coeur

P. Duquesne P. Duquesne

Une élection présidentielle : c’est d’une bassesse

À faire pleurer, il est grand temps que tout ça cesse,

Qu’on puisse enfin sortir le nez du caniveau

Et rejeter les candidats de bas niveau.

 

Je me méfie de l’ambitieux qui rêve de gloire,

Qui veut inscrire son nom en grand dans notre histoire,

À côté de : Charles de Gaulle ou Napoléon,

En se parant des habits du caméléon.

 

Je ne veux pas du prédateur qui guette sa proie

Et qui attend, avant d’agir avec sang-froid,

Le bon moment pour se saisir de sa victime

Et apparaître comme étant la personne ultime.

 

J’ai des doutes sur le magicien, tout doux, tout miel,

Qui se présente sous les traits du providentiel,

Qui n’est pas blanc, qui n’est pas noir, donc qui est bon,

Et erre d’une rive à une autre comme un vagabond.

 

Je crains aussi, la girouette qui tourne aux vents,

Dont les propos sont impalpables le plus souvent,

Qui nous affirme qu’il n’y aura plus de problèmes.

Peut-on le croire ? Est-ce bien sérieux ? C’est le dilemme.

 

Je me détourne du nombriliste, un peu simpliste,

Qui réagit à tous nos maux en égoïste,

Persuadé que c’est la faute de son voisin

Et qui en fait la vitrine de son magasin.

 

Et ils voudraient que je leur fasse un peu confiance,

J’ai l’impression qu’ils sont aveugles à ma méfiance ;

Personne ne leur demande d’agir dans la sainteté,

Mais qu’ils apprennent la dignité et l’honnêteté.

La France est Charlie

Au nom d’Allah, ils assassinent

Les journalistes qui le dessinent,

Ce sont des faits, ils en sont là

Mais dire que c’est au nom d’Allah !

 

Des fous de dieu ? De vrais barbares,

Au cri de guerre « Allah akbar » ;

Sur leur passage, ils sèment l’horreur,

Tout autour d’eux, c’est la terreur.

Ils veulent la mort des mécréants,

Plonger le monde dans le néant,

La tyrannie et l’ignorance

Pour faire régner l’intolérance.

 

Au nom d’Allah, ils assassinent

Les journalistes qui le dessinent ;

Ce sont des faits, ils en sont là

Mais dire que c’est au nom d’Allah !

 

Soixante-dix vierges, en récompense,

Au paradis, c’est ce qu’ils pensent

Avoir en prime, comme du bétail,

Pour les méfaits de leurs batailles.

Ces bêtes féroces, se trompent de dieu,

Seul le Démon regarde sur eux,

Leur prochaine vie est en enfer ;

Mais on ne peut les laisser faire.

 

Ne les laissons pas nous haïr

Et encore moins nous envahir.

Faisons face à la barbarie ;

Allons enfants de la patrie.

Le corbeau, le renard et les autres

Maître Corbeau, un peu nabot, râleur et myope,

Regarde l’avenir en consultant son horoscope,

Quand il croasse il est souvent de mauvaise foi

Et suffisant ; il est aussi fainéant parfois.

Il veut garder ses habitudes et ses acquis,

Ne rien lâcher, de ce qui est pour lui conquis.

Préoccupé par son confort et ses loisirs,

Il s’intéresse à une seule chose : son bon plaisir.

Moins il en fait, plus il en veut, c’est sa logique,

Il pense avoir tout d’un coup de baguette magique.

D’un naturel contestataire et passéiste,

Il est ingrat mais surtout c’est un égoïste.

 

Maître Renard, excelle dans l’art de la flatterie,

Il est expert en politique et fourberie.

Il ment, sans gêne, avec aplomb, comme il respire,

Et sait faire croire qu’il est pur comme l’air qu’il inspire.

Parce qu’il ne pense qu’à cumuler tous les mandats,

Il se présente un peu partout comme candidat :

Oye, oye, comptez sur moi, dormez braves gens,

Soyez tranquilles, je veille sur vous et votre argent.

Il vit à son aise sur le compte de la princesse,

À se remplir les poches, il pense à ça, sans cesse.

D’un naturel ambitieux et opportuniste,

Il est avide mais surtout c’est : un égoïste.

 

Pauvre patrie tes enfants font pleurer Marianne,

Ils se comportent comme des bêtes ce sont de vrais ânes.

Quand ils pourront boire ensemble à la même fontaine,

Et s’entraider ce sera pour tous une aubaine.

Malala

Cette jeune fille, musulmane, qui a le prix Nobel

Est, face aux talibans, insoumise et rebelle :

Ils rejettent la culture et souhaitent la détruire,

Elle réfute l’interdit qui l’empêche de s’instruire.

 

Cette jeune fille, seule, sans arme, juste avec son sourire,

Devant la sauvagerie, ne craint pas de périr,

Elle se dresse, fragile et vulnérable, en rempart,

Elle désire que chacun, du savoir, ait sa part.

 

Cette jeune fille réussit à semer la panique

Parmi les extrémistes rigides et tyranniques,

Dont le but est d’asseoir leur pouvoir dans la peur,

Et de mettre tout le peuple en état de torpeur.

 

Cette jeune fille, parce qu’elle a osé dire et écrire,

Sur un « blog » ce qu’elle pense, a failli en mourir.

Par miracle elle survit à un crime plus qu’odieux,

Commis par des barbares qui se disent fous de Dieu.

 

Cette jeune fille a compris : pour que ces fanatiques,

Puissent régner, vivre en maître, avec leurs lois drastiques,

Ils brûlent livres et crayons, entretiennent l’ignorance

Et ils tuent, si on ose discuter leurs croyances.

 

Cette jeune fille, représente un espoir pour la femme

Qui refuse d’être esclave, qui refuse d’être infâme,

Qui réclame, simplement, dignité et respect

Comme un droit évident, sans que ce soit suspect.

 

Cette jeune fille, cette icône aux yeux du monde entier,

A un but : gouverner. Elle veut faire ce métier

Pour amener sa lumière, sans une ombre et sans voile.

Qu’à son vœu, son destin soit celui d’une étoile

La grenouille Betty

 

Une grenouille, dans une mare, se prenait pour une reine

Et avait pour les autres animaux de la haine ;

Ils étaient, tous pour elle, la source de ses ennuis,

La gênant constamment la journée comme la nuit.

 

Elle voulait tout à elle et régner sans partage ;

Elle en fit la dépêche avec un grand tapage,

Elle cria haut et fort : « je suis maître en ce lieu »,

Et pria tous ses hôtes de quitter sa banlieue.

 

Ils se sont réunis pour tout mettre en commun,

Et ensemble, entreprendre un travail de romain

Pour créer leur étang et faire face à l’avenir,

S’assurant des déboires et coups durs à venir.

 

Pendant qu’ils construisaient, elle chantait et dansait,

Sûre qu’ils ne pourront pas arriver au succès.

Le chantier lui semblait impossible et stupide

Pensant qu’ils étaient tous débiles et intrépides.

 

Rêvant au clair de lune, nageant dans la paresse,

Insouciante, elle n’a pas su prévoir la sécheresse ;

Avec ses pattes palmées elle n’a pu réagir.

Honteuse de son état, elle se mit à rougir

 

Aujourd’hui, ses voisins ont fini leurs travaux

Elle regarde, jalouse, mais n’ose pas leur dire bravo

Ils ont un grand plan d’eau, elle voudrait les rejoindre.

Elle ne peut que s’en prendre à elle-même pour se plaindre.

 

Sa belle mare s’est réduite comme une peau de chagrin ;

Il n’en reste qu’une odeur de vase et de purin.

Seule, inquiète, elle se trouve déconfite et sans armes.

Maintenant elle coasse dans la flaque de ses larmes.

Guignol

 

C’est Guignol qui amuse et fait rire les enfants,

C’est toujours lui qui gagne et qui sort triomphant.

 

Guignol et ses copains, marionnettes et pantins,

Sont des drôles, ce sont tous de petits plaisantins ;

Sur les planches du théâtre, ils s’agitent pour débattre,

Parfois même ils font croire qu’ils sont prêts à se battre.

 

Ils ont le verbe haut pour bien se faire entendre

Et donner des leçons qu’ils veulent nous faire apprendre,

Ils aiment nous annoncer ce qu’ils ont à prédire,

Et palabrent sans arrêt ; souvent pour ne rien dire.

 

Les regards sont sur eux et ils veulent les garder

En faisant de grands gestes, en plus de bavarder ;

Pour que l’on ne voie qu’eux, que l’on soit captivé

Ils bougent dans tous les sens, sûrs d’eux et motivés.

 

Dans leur voix les effets d’amplitude sont fréquents

Pour qu’un mot important jaillisse et soit clinquant,

Ils modulent le timbre pour lui donner un élan,

Tantôt haut tantôt bas ou rapide ou très lent.

 

Ce sont des comédiens de métier, c’est certain,

Ils savent quand apparaît le moment opportun

Pour bondir et saisir l’attention du public

Et l’emmener dans leur monde irréel et ludique…

 

Il existe un spectacle, pour les grands, de ce style

Qui n’a rien de comique, qui n’a rien de subtil,

Ce sont nos politiques qui veulent être président ;

Ils pensent que nous sommes tous naïfs c’est évident.

 

Ces Guignols, tristes sires, font pleurer les adultes,

Leur façon de paraître ressemble à une insulte.

 

Le canard huppé "Donald" trompe,

Oeuvre : Th Deyrolle la mare aux canard

Dans la ferme, le branle-bas de combat a sonné,

Le bétail doit prendre une décision raisonnée ;

Il a la tâche d’élire un seigneur pour quatre ans :

Il doit être compétent mais aussi très brillant.

Or depuis des années le pouvoir, leur déplaît,

Tout va de pire en pire, tout leur semble incomplet.

 

Le taureau se présente, exposant sa puissance

Il assure qu’il saura développer la croissance.

Le cheval revendique ce droit par sa noblesse,

Il sera pour tous juste, il en fait la promesse.

Le cochon, lui, affirme qu’il sera économe,

Tous mangeront à leur faim des plats de gastronomes.

Le bélier dit qu’il sait créer de la richesse,

Sa toison vaut de l’or, adieu gêne et tristesse.

Le canard, dans cette course, souhaite la part du lion

Pour cela, il installe un air de rébellion ;

Il ignore le sujet, il n’a pas de programme,

Mais il est prêt à vendre : ses enfants et son âme.

Il fait feu de tout bois pour nourrir la colère,

Et la faire exploser comme un coup de tonnerre ;

Il cancane sur les toits, calomnie et fabule,

Ses propos n’ont aucun fondement ou préambule,

Ils arrivent sur la place comme un poil dans la soupe ;

Son seul but est de nuire avec des entourloupes :

Le taureau, est brutal, le cheval trop princier

Le bélier pue, le porc, lui est bien trop grossier.

À médire dans l’excès, on tache, même, l’innocent,

On baigne dans un milieu dégradant, salissant.

À vomir à tout va, on jette le discrédit,

Tout devient suspicieux, tout devient comédie.

À crier à tue-tête, tout le monde peut entendre,

Écouter puis gober les dires et les répandre.

À force de matraquage, on finit par tout croire ;

Et l’affreux canard de basse-cour vole la victoire :

Il suffit de tricher pour gagner sans effort

Il n’est pas nécessaire, pour cela, d’être fort.

Il suffit de faire croire aux cancans et sornettes

Peu importe que ce soit une façon malhonnête.

 

L’ambition personnelle, pour certains, surpasse tout,

Ils font de la bêtise de la foule, leur atout.

Si on est, par soi-même, incapable de penser,

On suit les braillards qui souvent sont insensés.

À choisir sans cervelle, on se fait arnaquer

Et l’on en est surpris avant de paniquer.

Un vent de folie

Oeuvre : Naufrage du droit de l'Homme

C’est un vent de folie qui frappe le monde entier,

Plus question de parler d’alliance ou d’amitié :

On regarde son voisin avec un œil critique,

Qui devient un ennemi pernicieux et cynique.

 

L’aigle blanc, qui avait, par-delà l’horizon

Une vision sur le globe claire et pleine de raison,

Imposait le respect, il était admiré ;

La confiance, la puissance, le rêve il inspirait.

L’aigle blanc ne vole plus dans les cieux, mais en cage,

Son plumage s’est terni, il n’a plus de ramage,

Son image ressemble à un canard prétentieux

Aux idées arrêtées et l’esprit fallacieux.

 

L’ours brun, qui était une force de la nature,

Exprimait à lui seul le calme et la droiture ;

C’était un solitaire mais un bon camarade,

Ses contacts étaient francs sans aucune mascarade.

L’ours brun, s’est changé en une bête menaçante

Qui joue les fiers à bras d’une façon indécente,

Il se mêle des affaires dont il n’a rien à voir

Et il sème la discorde pour asseoir son pouvoir.

 

Le panda qui était un symbole de douceur

Et aussi, reconnu pour être un grand penseur ;

Possédait la sagesse intérieure des grands moines

Et faisait partie des richesses du patrimoine.

Le panda, s’est changé en un être despotique,

Qui calcule et n’échange que dans un sens unique ;

Il se moque que les autres aient des lois propres à eux,

Il bafoue tous les droits et se montre très odieux.

 

Ce courant de folie, qui frappe la terre entière,

Se prépare sournoisement à passer nos frontières.

Sa méthode : il s’infiltre, contamine et dévaste,

Il annonce un air doux mais il n’est que néfaste.

Il soulève en tempête la haine et la colère,

Pénétrant en premier dans la masse populaire,

Amplifiant les défauts, créant la zizanie ;

Il installe le désordre avant la tyrannie.

 

Nous devons réagir, faire face à ce séisme ;

En restant généreux, rejetant l’égoïsme,

En restant clairvoyant, rejetant l’ignorance,

En restant fort et calme, rejetant la souffrance.

Vive la FRANCE,

Sculture de Théo DoreDoriot

C’est la fête au village et dans toute la campagne,

Les banderoles sont sorties et on ouvre le champagne ;

Tout le monde est là pour la course à l’échalote,

Les partants se présentent un peu comme des pilotes.

 

Dans l’action de cette foire, les sondeurs sont au cœur,

Ils annoncent en fanfare qui sera le vainqueur

Souvent ils conditionnent le choix des indécis

Pourtant leurs pronostics ne sont pas très précis ;

Car suivant l’évènement, l’opinion est changeante,

Les idées se bousculent et deviennent très tranchantes.

 

Les enjeux sont énormes, tout se joue en deux tours ;

Ce qui pousse aux magouilles et attire les vautours ;

Il y a en coulisse, ceux qui tirent les ficelles

Et qui créent les rumeurs à grands coups de crécelle ;

Il y a les médias qui veulent faire de l’audience,

Prêts avec les démons, à nouer des alliances.

 

Beaucoup de candidats participent au concours,

Mais seuls deux resteront pour finir le parcours.

Les règles sont un peu floues, on ne doit pas tricher,

Ou ne pas se faire prendre et ne rien afficher ;

On accroche des casseroles aux pattes des adversaires

On médit ou inculpe du pire si nécessaire.

 

Le but est de placer en final son élu

Pour être sûr de gagner, avec un farfelu ;

On aide donc, s’il le faut, le plus nul au départ

Pour mieux le distancer et creuser un écart,

Mais il faut également empêcher les rivaux

De finir la partie et d’être au même niveau.

 

À force de sournoiseries, d’astuces et filouteries,

On peut voir les extrêmes sortir de cette loterie,

Et conduire le pays vers des jours miséreux ;

Ce jeu de société est à prendre au sérieux.

Un lion est en marche,

 

Dans la jungle, le jeune lion s’est saisi du pouvoir,

Il lui faut maintenant accomplir son devoir,

Il sait bien qu’il ne peut se permettre une erreur ;

Tous attendent pour agir contre lui, la bonne heure.

 

L’hyène souhaite augmenter ses droits et privilèges,

À la moindre occasion elle défile en cortège ;

Dans la meute menaçante, elle accroît son audace,

Semant le désordre et la pagaille, sur la place.

 

Le chacal escamote de façon opportune

Tout ce qu’il peut avoir et en fait bonne fortune,

Tous les plans malhonnêtes, pour lui sont sans secret,

C’est un grand charognard ; de plus il est discret.

 

Le vautour amoncelle sa cagnotte sous ses ailes,

Puis transporte son magot loin des yeux, dans le ciel ;

Comme si de rien n’était, il revient, innocent,

Pour reprendre son manège, toujours plus florissant.

 

Ses ennemis se sont mis en retrait stratégique,

Ruminant leur vengeance, cynique et méthodique.

Leur vision ne va pas plus loin que leur tribu

Et le bout de leur nez ; d’eux-mêmes ils sont imbus.

 

Certains proches portent sur lui un regard plus envieux

Même s’ils tiennent des propos cordiaux et élogieux,

Ils ont sous le manteau un poignard affûté ;

Ils sont là, prévenants, pour le faire culbuter.

 

Ne soyons pas idiots, ne faisons pas comme eux,

Faisons la paix des gaules, créons un air radieux.

Osons faire, il suffit d’une dose de réflexion.

Allons et marchons tous, dans la même direction.