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À ce titan,

Atlas Farnèse Musée de Naples

Encore enfant, toutes les saisons, il besognait

Tôt le matin et tard le soir, sans rechigner,

Pour éviter à sa famille trop de misère

Et faire plaisir, à sa façon, la plus sincère.

 

À peine jeune homme, il dut partir et travailler,

À l’étranger, pour soulager et débrouiller,

De la grande gêne et du besoin, qui existaient,

Dans le village et la maison qu’il habitait.

 

Mémoriser ses souvenirs et s’exiler,

Vers l’inconnu, une décision ferme sans piailler,

Qu’il a osé : dans sa valise, de quoi survivre

Et dans la tête la volonté de les faire vivre.

 

Qui peut pousser, une personne à devoir trimer,

Loin de chez elle, de ses racines, sans déprimer,

Si ce n’est que le don de soi et le courage,

Très certainement, avec en plus aux tripes la rage.

 

Qui peut faire face aux regards noirs et suspicieux,

De l’habitant qui vous prend pour un pernicieux ;

Si ce n’est qu’un caractère fort et impassible,

Déterminé à tout pour rendre son but possible.

 

Qui peut de rien, tout reconstruire et s’établir,

Sans une seule dette, en parvenant à s’anoblir ;

Si ce n’est qu’une énergie qui sort du commun

Prête à porter le poids du monde aux bouts des mains

 

Donc sans fanfare, pour respecter, toute son image,

Sa modestie ; qu’il soit rendu, un grand hommage,

À ce titan, à qui je dois, mon existence,

Pour que sa vie de sacrifice sorte du silence.