Comment me joindre

Mail: contact@lefrantalien.fr

Le canard huppé "Donald" trompe,

Dans la ferme, le branle-bas de combat a sonné,

Le bétail doit prendre une décision raisonnée ;

Il a la tâche d’élire un seigneur pour quatre ans :

Il doit être compétent mais aussi très brillant.

Or depuis des années le pouvoir, leur déplaît,

Tout va de pire en pire, tout leur semble incomplet.

 

Le taureau se présente, exposant sa puissance

Il assure qu’il saura développer la croissance.

Le cheval revendique ce droit par sa noblesse,

Il sera, pour tous juste, il en fait la promesse.

Le cochon, lui, affirme qu’il sera économe,

Tous mangeront à leur faim des plats de gastronomes.

Le bélier dit qu’il sait créer de la richesse,

Sa toison vaut de l’or, adieu gêne et tristesse.

Le canard, dans cette course, souhaite la part du lion

Pour cela, il installe un air de rébellion ;

Il ignore le sujet, il n’a pas de programme,

Mais il est prêt à vendre : ses enfants et son âme.

Il fait feu de tout bois pour nourrir la colère,

Et la faire exploser comme un coup de tonnerre ;

Il cancane sur les toits, calomnie et fabule,

Ses propos n’ont aucun fondement ou préambule,

Ils arrivent sur la place comme un poil dans la soupe ;

Son seul but est de nuire avec des entourloupes :

Le taureau, est brutal, le cheval trop princier

Le bélier pue, le porc, lui est bien trop grossier.

À médire dans l’excès, on tache, même, l’innocent,

On baigne dans un milieu dégradant, salissant.

À vomir à tout va, on jette le discrédit,

Tout devient suspicieux, tout devient comédie.

À crier à tue-tête, tout le monde peut entendre,

Écouter puis gober les dires et les répandre.

À force de matraquage, on finit par tout croire ;

Et l’affreux canard de basse-cour vole la victoire :

Il suffit de tricher pour gagner sans effort

Il n’est pas nécessaire, pour cela, d’être fort.

Il suffit de faire croire aux cancans et sornettes

Peu importe que ce soit une façon malhonnête.

 

L’ambition personnelle, pour certains, surpasse tout,

Ils font de la bêtise de la foule, leur atout.

Si on est, par soi-même, incapable de penser,

On suit les braillards qui souvent sont insensés.

À choisir sans cervelle, on se fait arnaquer

Et l’on en est surpris avant de paniquer.