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Ne t'en fais pas chère Antoinette

Pour toi sonne l’heure de la retraite, chère Antoinette ;

De ton passé il faut que tu fasses une place nette :

Tu dois savoir que ce départ n’est pas une fin

Mais un début où tes rêves sont permis enfin.

 

C’est à son heure une véritable révolution,

Un trouble sans nom dont on ignore l’évolution

Et l’on se sent comme passé à la moulinette ;

Ne t’en fais pas, tout ira bien, chère Antoinette.

 

L’heure fatidique nous transporte dans une morne plaine,

D’où l’écho hue qu’il vaut mieux fuir à perdre haleine,

Si l’on ne veut pas connaître une fin tristounette ;

Ne t’en fais pas, le jour renaît, chère Antoinette.

 

Cette heure ressemble à un procès perdu d’avance,

Tous les partis, contre toi sont de connivence,

Pour que tu quittes leur univers et leur planète ;

Ne t’en fais pas, le monde t’attend, chère Antoinette.

 

Parfois cette heure s’annonce comme le glas du trépas,

Une montée lente vers l’échafaud à petits pas

Ou une descente vertigineuse aux oubliettes ;

Ne t’en fais pas, on en revient, chère Antoinette.

 

Quand arrive l’heure et que d’un coup tombe le couperet,

Des décennies s’effacent d’un trait, qu’il faut tirer,

C’est une part de notre existence qui s’arrête net ;

Ne t’en fais pas, garde la tête froide, chère Antoinette.

 

La retraite, c’est une vision neuve à exploiter :

Ton Trianon tu vas pouvoir en profiter ;

Gérer tes actes et oublier les marionnettes ;

Donner vie à tes songes enfouis, chère Antoinette.