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Le temps s'écoule,

Le temps s’en va, indifférent, vers le néant,

Comme l’eau qui court depuis sa source à l’océan,

En entraînant toute une histoire dans son sillage

Et en laissant un goût trop court de son voyage.

 

Le temps démarre, on ignore qu’il faut le compter,

Il paraît là, à notre gré, à volonté,

S’épanchant comme une fontaine claire, inépuisable

Nous baignant dans une innocence douce, agréable.

 

Le temps émerge, on voudrait bien l’accélérer,

Devenir grand, pour être enfin considéré,

Quitter les bords des lacs paisibles, pour l’aventure :

Voir l’univers et découvrir ses créatures.

 

Le temps s’inscrit et l’on rejette ses habitudes,

Pour se créer de nouvelles et grandes certitudes ;

On se débat, tel un bouchon dans les rapides,

On veut paraître et on a l’air un peu stupide.

 

Le temps apprend, il creuse nos rides, il nous mûrit,

Il nous détourne de nos colères, de nos furies.

On s’aperçoit à chaque méandre de l’existence,

Que de nombreux tracas n’ont que peu d’importance.

 

Le temps s’assume et l’on s’adapte à son tempo,

C’est une période, où l’on se sent bien dans sa peau,

Comme porté par un fleuve tranquille et rassurant ;

Manœuvrant et jouant avec lui des courants.

 

Le temps s’écoule, on voudrait bien le retenir,

L’arrêter et le remonter pour rajeunir.

Imperturbable, il glisse vers une immensité

Et rejoint cette inconnue pour l’éternité.