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Jérusalem, sans frontière,

 

J’ai vu Jérusalem déchirée et en larmes :

Les gens qui y habitent discutent avec des armes,

Ils veulent s’approprier, son symbole, son histoire,

Lui planter un drapeau, en faire un territoire.

 

J’ai vu Jérusalem, par une nuit sans étoiles,

Perdue dans le désert, les yeux bandés d’un voile,

Ne sachant où aller, seule, comme une âme en peine

Et n’ayant devant elle qu’une issue incertaine.

 

J’ai vu Jérusalem sous le poids de sa croix,

Crier sa souffrance et supplier qu’on la croie,

Pour que s’arrêtent les crimes, pour qu’elle sorte de la haine,

Qu’elle retrouve une vie sans violence, plus humaine.

 

J’ai vu Jérusalem espérer l’aide d’une main

Qui puisse la secourir, sans attendre à demain,

Pour lui faire oublier sa misère, sa douleur,

Son désespoir sans nom et son immense malheur.

 

Je rêve Jérusalem riante dans la lumière

Avec la même gaieté qui l’animait hier,

À son époque glorieuse, quand elle était prospère,

Quand ses enfants étaient fiers d’elle et de leurs pairs.

 

Je rêve Jérusalem, dans la sérénité

Partager le bon pain en toute fraternité ;

Unie pour chanter dans la joie et l’allégresse,

Cajolant son peuple et rejetant la détresse.

 

Je rêve Jérusalem, capitale de la paix,

Libre de toute pensée, vivant dans le respect ;

Qui appelle les êtres à s’unir dans la prière ;

Montrant au monde entier qu’elle n’a aucune frontière.